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l'Appréciation du coût global - un rapprochement des points de vue des utilisateurs et des concepteurs
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Les grands projets industriels sont aujourd'hui de plus en plus complexes techniquement, manifestant la volonté de mettre en œuvre toujours plus de fonctionnalités avec une efficacité et une disponibilité accrue. Les systèmes de transports en commun modernes, comme les lignes ferroviaires grande vitesse, n'échappent pas à cette règle. Par ailleurs, les systèmes de transport revêtent un aspect « Sécurité des usagers » exacerbé par rapport à d'autres domaines. |
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Ces désirs d'augmentation des performances et de réduction des risques, jusqu'aux utopiques objectifs d'une disponibilité « 100% » et d'un risque « Zéro », ont bien évidemment un coût. Ne pouvant se permettre une conception à tout prix, l'intégration des coûts dans la gestion des projets occupe désormais une part significative dans les critères de choix de conception. Après avoir optimisé les coûts de conception et d'acquisition, l'étape suivante a été de s'intéresser aux coûts de fonctionnement du système durant sa vie opérationnelle. Le concept LCC, Life Cycle Costing, ou coût global, a alors vu le jour. |
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Dans le cadre du projet CTRL, Channel Tunnel Rail Link, liaison grande vitesse entre le tunnel sous la Manche et Londres, un volet LCC a été spécifié dans chacun des contrats. La société CSEE Transport, fournisseur d'équipements électroniques de signalisation ferroviaire, a ainsi dû intégrer cette démarche dans le management de projet. Néanmoins, la réalisation d'études LCC représentait une innovation pour cette société. Cette activité s'est donc traduite sous la forme d'un stage à l'issue du mastère de Logistique des grands systèmes de l'École supérieure d'Électricité. |
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L'étude menée sur ce projet a rapidement montré la nécessaire complémentarité des points de vue utilisateurs et concepteurs. En effet chaque catégorie de coût offre en général l'occasion d'un compromis entre clients et industriels, aussi bien lors de la phase de conception (équilibre coût - performance) que dans la phase d'utilisation (équilibre performance - soutien). Un rapprochement des deux entités, à travers des échanges réguliers voire au sein d'une équipe de projet intégrée, permet de faciliter l'appréciation du coût global.
Par ailleurs, cette démarche est assez grande consommatrice en données. L'étude a donc également prouvé qu'un déficit latent en outil de fédération des données, comme par exemple une base de données logistiques, génère des difficultés supplémentaires dans l'élaboration d'un coût global de possession du système. Du point de vue client, la base de données logistiques, qu'elle fasse référence à un standard international ou non, est un élément essentiel pour garantir la cohérence et la pérennité du soutien sur tout le cycle de vie d'un système. Du point de vue industriel, en phase de conception, son rôle est de permettre la capitalisation des résultats des études logistiques, d'apporter les moyens de simulation LCC - ou tout du moins des données nécessaires - et d'assurer la cohérence de l'offre de soutien à mettre en place. Les besoins des deux parties trouvent là encore une convergence et incite à un rapprochement. |
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En dehors des recommandations plus techniques qu'il m'est apparu possible de faire au travers de mon étude, le point fondamental soulevé par l'appréciation du coût global est l'inestimable intérêt pour chacun d'opérer un rapprochement des utilisateurs et des concepteurs. De plus, ce rapprochement pourrait également être étendu et profiter à d'autres domaines, à travers le retour d'expérience et la capitalisation d'informations techniques en phase d'utilisation. |
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Dans cette optique, une base de données logistiques partagée demeurerait le point d'ancrage de toute la méthodologie à mettre en place. |
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Jérôme Larraz Lieutenant de Vaisseau, Jérôme Larraz a suivi le mastère Logistique des Grands Systèmes de l'École supérieure d'Électricité pour lequel son mémoire d'études a traité des approches de coût global dans la construction de la nouvelle voie ferrée Douvres Londres. Il participe actuellement, à l'échelon central (DCSSF), à la définition de la politique et à la mise en œuvre de l'Entretien de la Flotte. A ce titre, il est adjoint au directeur du projet de système d'information et de gestion de la logistique SIGLE et y est chargé du domaine technique Données Lieutenant de Vaisseau Jérôme Larraz, 2, rue Royale, Paris.VIIIe
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dernière mise à jour : 27 septembre 2002 |
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